Concours International de Piano
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Jury

Ahmed ESSYAD
(Maroc)

Ahmed Essyad est né à Salé (Maroc). Il possède une double culture, à la fois arabo-islamique et occidentale. Son intérêt pour les musiques arabo-andalouses et berbère n’a cessé tout au long de sa carrière de nourrir sa musique, notamment en fondant sa réflexion sur l’oralité.
Après des études au Conservatoire national de musique à Rabat, puis au Conservatoire national supérieur de musique à Paris, il fut l’élève de Max Deutsch en composition et analyse. Il sera bientôt son disciple privilégié. Celui-ci lui transmet la grande leçon de Schoenberg, qui fortifie son sens inné de la rigueur, du respect de l’artisanat, de l’intégrité intellectuelle et artistique.
L’enseignement de Max Deutsch permet à la passion d’Ahmed Essyad pour la voix de s’exprimer dans la plus grande partie de son œuvre : Identité, cantate sur un poème de Mahmoud Darwich, créée à Paris sous la direction de Max Deutsch en 1973 ; le Collier des ruses, opéra de chambre en arabe d’après des textes (quatre maqamate) de Al Hamadani, créée au Festival d’Avignon en 1977 ; l’Eau, opéra sur un livret de Tahar Benjelloun, créé sous forme d’oratorio à Radio France en 1985 ; l’Exercice de l’amour, opéra-lumière d’après un livret de Bernard Noël, composé lors de sa résidence (1991-1994) à la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon et créé à Radio France en 1994 ; le Volcan à l’envers, oratorio composé à La Réunion sur un texte Pierre Gamaleya, créé à Radio France en 1999 à l’occasion du cent-cinquantième anniversaire de l’abolition de l’esclavage ; Héloïse et Abélard, opéra sur un livret de Bernard Noël, créé par l’Opéra national du Rhin au cours du Festival Musica 2000 et repris en 2001 à Paris au Théâtre national du Châtelet.
La dimension lyrique de l’œuvre d’Ahmed Essyad ne saurait faire oublier son travail électroacoustique (Toubkal, Taqsim, Sultanes…), ainsi que son intérêt pour la musique instrumentale sous ses différentes formes : pièces pour solistes (le Cycle de l’Eau pour flûtes et piano…), formations de chambre (Never More et l’Arganier pour quatuor à cordes…), grand orchestre (Tifounacine…), musiques de films (l’Azzerda d’Assia Djebbar…).
Ahmed Essyad a reçu le Grand Prix national de la Musique en France en 1994, année au cours de laquelle il a été en résidence au Conservatoire de Strasbourg et compositeur invité au Festival Musica. Officier des Arts et des Lettres en France depuis de nombreuses années, il se verra décerner cette distinction dans son pays d’origine en 2005 à l’occasion de l’hommage qui lui a été rendu lors du Festival des Alizés à Essaouira, il obtient en 2007 le prix René DUMENISL de l’Académie des Beaux Arts de l’Institut de France pour la composition.
Il faudrait citer « Voix interdites », parler aussi des deux projets à venir : L’œuvre pour les percussions et celle pour le philharmonique.

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